Les fours à pain de Malemort

Nous ne sommes pas les premiers à nous intéresser au petit patrimoine local de la commune, mais il est intéressant de compléter les études passées sur la localisation et l’utilisation des fours de la commune. Certains sont en mauvais état, d’autres bien restaurés mais une chose est sûre il y en a beaucoup plus que ce qu’on nous avait annoncé; de ce fait nous publierons cette année une première partie de notre recherche et la suite viendra dans les prochaines édition.

Berchat chez Mme VALERY

Il semble abandonné coincé entre un énorme figuier, un lilas, un houx, et un hortensia. 
Le toit en ardoises est partiellement démoli et le lierre le recouvre presque totalement. 

Berchat chez mme LABORIE

Le toit mi-tuiles, mi-ardoises a été refait. Il a arrêté de fonctionner dans les années 1960; il sert de débarras à Mr Laborie pour ranger ses outils de jardin. Un pêcher le surplombe. 

Le Mas : four de l’an 1876

Four banal sur un emplacement public mais qui appartient aux habitants du hameau. Il a été restauré par quelques bénévoles et sert de temps en temps pour les fêtes entre voisins pour cuire rôtis, tartes et bien entendu les tourtes de pain. 

Chez M. MAURY au Peuch

Plus récent, il date de 1956 et a été construit en remplacement d’un autre four écrasé qui se trouvait à proximité. Il se trouve dans le prolongement d’un atelier pour réparation de matériel agricole. Il sert une fois l’an.

Le Peuch chez Mme Decampe

Attenant à une belle bâtisse à l’entrée du village, tout en pierres. Il n’est plus utilisé aujourd’hui.

Le Peuch bas du village 

Privé appartenant à Mr Pons il est semble t’il restauré

Broussolles fond du village

Enfin un four en activité toutes les quinzaines environ; il appartient à Mr Doursenne et se situe dans la pelouse en face de la maison.

Broussoles four de Mr Delpy 

Au milieu de ce vieux hameau et à gauche en montant, il date de 1884, il n’est plus utilisé depuis au moins trente ans.

Broussoles four de Mme Boudie 

Presque en face du dernier mais à droite en montant, il est recouvert de lierre et est abandonné depuis soixante ans, il mériterait une belle restauration.

Broussoles chez Mr Prys

Encore un four abandonné, à côté d’un magnifique puits … il sert de local de dépôt pour son propriétaire qui songe un jour à le remettre en route et surtout à lui remettre une cheminée.

Roumégoux_chez_Mme Sarret 

Vous l’avez sûrement aperçu au bord d’un chemin de randonnée, il date de 1834 et lui aussi est abandonné bien qu’il soit en bon état de conservation … il se trouve à côté de l’ancienne maison de Mme Sarret gravée de 1664 qui est habitée par Mr Soleilhavoup.

Roumégoux chez Mme Combroux 

Ce four abandonné depuis 50 ans est en mauvais état; sa propriétaire se souvient qu’à l’époque Mr Bouillaguet venait de Cluzan à pied tous les quinze jours pour faire le pain et cuire les pâtés

Le Jassou four en copropriété

Enfin un four magnifiquement restauré qui attire les convoitises ! Il appartient conjoitement à Mr Pascal et à Mr Vialle car en fait chose rarissime ce four est mitoyen de propriété par le faîtage … sa restauration bien réussie date de 10 ans. A l’origine il remplaçait un autre four détruit au début du siècle car attenant à une demeure il menaçait de mettre le feu à celle-ci.

Palisse four de Mr Bessières 

Un magnifique four, le plus beau de Malemort selon un voisin Mr Machemie qui nous a donné des renseignements. Il date de 1947 et a été construit par Mrs Meyjonade et Reynal ce qui explique les initiales M et R au dessus de la porte d’entrée avec des pierres en grès rouge de la carrière de Noailhac. Les maçons allaient chercher les pierres avec la charrette et les bœufs ! Un peu de Collonges au sein de Malemort … unique donc et à préserver !
A l’heure où j’écris ces lignes, j’apprends que le four d’ Argaux appartient désormais à la commune de Malemort, une bonne nouvelle donc en attendant une restauration et des utilisations futures. 

Début 2020, la Ville de Malemort a rénové le four à pain d’ARGAUX pour un montant de travaux de 35 000 €.

Serge Baussian avec la collaboration de Bernard Crouzevialle