H16 – L’USINE de MALEMORT

HIER, Souvenez-vous . . .     L’USINE

« L’Usine » qui va être l’objet, non d’une étude savante, mais de notre réflexion, au long de ces quelques pages, n’est pas une exploitation industrielle banale dont le seul intérêt serait d’ordre économique.
Les descendants des vieilles familles du bourg de Malemort resteraient sur leur faim si les considérations purement pratiques avaient le pas sur l’aspect psychologique du sujet. Pour eux, l’Usine fut une entreprise très particulière qui a fortement influé sur la vie quotidienne de la communauté malemortoise et ne manque pas de les émouvoir encore.

« enté trabaille ahouro ?
            – A l’Ugina »

Pendant deux siècles et au moins jusqu’après la 1ère guerre mondiale, voilà comment un homme du bourg le plus souvent répondait à la question : « Où travailles-tu maintenant ? »

LES LIEUX

Malemort s’était endormie, depuis la fin du Moyen âge, conservant de ce fait, et en dépit de massives destructions, une part importante de son caractère féodal originel.
L’Usine contribua puissamment au réveil de la petite cité.
Son domaine spatial comprenait, entre la rive droite de la Corrèze et une ligne respectée en 1847 par le tracé de la Nationale 89, un ensemble de constructions, assez hétéroclites.
Un barrage d’environ 80 mètres enjambe toujours la rivière en face de l’Hôpital Baudat.
Au début de ce siècle (20ème), les bâtiments principaux limitant un vaste quadrilatère intérieur, avaient encore un aspect digne de leur importance passée.
Un magnolia centenaire, un gros figuier admirablement situé pour le plaisir des enfants espiègles et les corrections qu’il leur coûtait, des arbustes ornementaux variés, atténuaient la sévérité du lieu.
En bordure de route, deux hangars semi-circulaires dissimulent mal une triste vétusté sous des enseignes peintes. Leurs façades de bois abritaient jadis des centaines d’hirondelles que les bruits de la circulation ont chassées à jamais.

Époque Gallo-Romaine : Une hypothèse

L’origine de cet ensemble se perd dans le passé et l’imagination peut se donner libre cours.
A l’époque gallo-romaine un pont franchissait probablement la Corrèze en ces lieux. Il assurait ainsi des rapports faciles entre l’ « Hôpital Baudat » (dont en particulier, « Dominique » où la charrue remet parfois à jour des fragments de tuiles et poteries), à la position déjà fortifiée de Montemart, désignée à cette époque par le nom évocateur de «Bello Fortis».
Une arche au moins supporte de  nos jours quelques installations mécaniques et sur des restes de maçonnerie à peine submergés, les enfants de ma génération se livraient à des ébats bruyants pendant les joyeuses baignades estivales.  

Époque médiévale

D’après l’Abbé Célérier, historien de la paroisse de St Xantin à Malemort :
 « On ne serait pas éloigné de la vérité en disant que (ce pont) était contemporain de l’Hôpital Baudat lequel selon Nadaud existait comme hôpital en 1259. Il fut détruit par les habitants de Brive en 1410.
En 1200, Gilbert de Malemort, était le seul survivant des fils du malheureux Gaubert, prisonnier d’Archambaud de Comborn continuant la descendance des « Malemort ». Son château de Montemart étant occupé par les Brabançons, il alla habiter dans l’importante demeure qui est aujourd’hui l’Usine.
De cette demeure il ne reste que deux bases de tours carrées. Dans l’une de ces tours, aux murs très épais, on voit enserrée une porte romaine sur la clef de voûte de laquelle se détache en relief un écu de 3 pieds qui semble avoir été placé par là pour servir de socle; sur la pièce du milieu est dessinée une marguerite.
Ces armoiries n’étant pas les armoiries complètes des «Malemort», sont à n’en pas douter celles, personnelles de Gilbert de Malemort, qui avait pour épouse Marguerite.
Le séjour de Gilbert dans cette demeure ne dût être que transitoire en attendant que fût construit le château de Bréniges ».

Du 18e au 20e siècle. Historique sommaire de l’activité de l’usine.

Trois siècles environ durent s’écouler pour que ces lieux fassent une 3ème entrée dans l’histoire (économique cette fois).
Déjà sous Louis XV les châtelains de la région : les familles de Noailles, de Cosnac…etc., tiraient de l’industrie du Ver à soie, et sans déroger, d’appréciables profits.
Or, vers le milieu du 18ème siècle, un Irlandais du nom de Leclère Théodore se livra à de concluantes expériences sur la culture du murier. Puissamment soutenu par l’Intendant Turgot, il obtint du roi l’autorisation de créer à Brive une filature avec tissage de la soie, nantie des privilèges que conférait pour 10 ans le titre de «manufacture royale».
Ce manufacturier de 1er ordre fut plus tard promu chevalier par Napoléon 1er et ses descendants acquirent le titre de barons héréditaires sous Louis XVIII.
En 1762, il fit l’acquisition du château de Bréniges qu’il transforma pour y installer une magnanerie.
Il fit aussi élever l’importante construction centrale de l’usine actuelle, pour la fabrication de tissus de gaze et de mouchoirs de soie. L’entreprise prospéra mais survinrent des difficultés dues en grande partie aux évènements révolutionnaires.
Un peu plus tard, le Blocus Continental obligea la France à se pourvoir de coton pour les uniformes des soldats. La magnanerie demeura sans emploi et le tissage de la soie devint du même coup impossible.
Le Clère se décida à remplacer le tissage de la soie par celui du coton introduit déjà à Brive au 18ème siècle.

Que sait-on de l’activité de l’Usine pendant les trois ou quatre décennies qui suivirent ?
Un autre industriel de valeur, Elie Massénat, parallèlement avec de Cosnac, sollicita l’appui du Préfet pour relancer la culture du murier.
Demeurées assez vivantes dans l’arrondissement de Brive, les plantations avaient besoin d’être étendues de nouveau aux arrondissements de Tulle et Ussel. Des plants et des bons d’achat de plants furent distribués en 1850. Dans une étude du département par Rateau, vers 1866, on retrouve des appels à l’initiative des agriculteurs et industriels Corréziens pour étendre de nouveau le domaine du murier.
L’Usine de Malemort, cependant, n’est désormais citée que pour sa production cotonnière laquelle fut réduite à néant à partir de la guerre d’Amérique (1861).
En 1864, Elie Massénat, devenant acquéreur des installations désormais inutiles malgré les tentatives de survie du travail de la soie, les remplaça par une papeterie qu’il vendit peu après à M. Bordier et Cie.
Ces derniers cédèrent enfin l’entreprise à la société des Papeteries du Limousin en 1899.

L’Usine dans la compétition moderne.

Ces dernières grandes transformations relatives à la nature de l’activité de l’Usine, marquent les dernières années de la «période historique lointaine» de notre sujet, 1899 en situe la fin.
L’Usine, plus que centenaire, aborde le 20ème siècle.
Les évènements qui la concernent sont tout près de nous et cependant, bien que contemporaine désormais des transformations dues à la technique moderne, notre Usine apparaît comme une survivance de la technique balbutiante des 18 et 19 siècles.
La curiosité qu’elle suscite dès lors s’ajoute à l’intérêt qu’elle présente du point de vue économique.

Comment se présente sommairement, te théâtre de notre histoire à partir de la « belle époque » ? II subit peu de changement :
La digue, construite jadis pour actionner la filature et un moulin adossé à « l’île » rendit possible l’utilisation d’une puissante énergie hydro-électrique et dès le début du siècle un générateur de courant continu sous 110v. actionnait certaines installations mécaniques et assurait l’éclairage des bâtiments. Tous les ans, le barrage souffrait et souffre toujours du déferlement des grandes eaux de printemps et d’automne. Tous les étés lors des basses eaux, les ouvriers en « chômage technique » se convertissaient en cimentiers et en maçons pour colmater les brèches.
Le moulin avait été transformé en papeterie avec 4 meules doubles d’un poids de plusieurs tonnes et actionnées par une turbine qui fut modernisée pendant les années 20. Particularité intéressante : les dents des engrenages assurant la double rotation des meules (un peu comme la terre -vis-à-vis du soleil), étaient taillées dans du bois d’acacia ou de frêne et enfoncées par force dans des alvéoles d’acier. Leur remplacement s’effectuait facilement. Simplicité et efficacité !
Sous la même construction et dans son prolongement, une turbine identique à la précédente animait à la fois les malaxeurs de la pâte provenant des meules, et, des pompes projetant cette boue fluide dans le bâtiment de la machine.
C’est ce bâtiment qui faisait partie du lieu mentionné plus haut ou vécut la famille Gilbert de Malemort avant d’occuper Bréniges.
Là, 24 heures sur 24 par un jeu de « factions » (travail d’équipes), grondait une énorme machine. Ses impressionnants cylindres creux chauffés à la vapeur, transformaient la pâte, de moins en moins liquide en feuilles de papier d’emballage.
Jusque vers la seconde guerre mondiale une coupeuse mécanique faisant suite à la machine, taillant de grands rectangles de papier jaune, papier de paille portant la marque « papel isard ».
Dans la grande bâtisse centrale où tournaient jadis les bobines de la filature, une équipe de femmes était chargée du pliage des feuilles et de leur conditionnement en blocs parallélépipédiques destinés à l’exportation.
C’est une énorme roue à aubes, actionnée, grâce à la digue, par une chute d’eau, qui faisait tourner la machine et la coupeuse. Le canal de fuite de cette roue passe toujours sous l’arche énigmatique déjà mentionnée, qui semble avoir été un élément de pont antique.
Tous ces ateliers, tous ces hangars bruyants étaient sillonnés de rails facilitant l’alimentation des meules par wagonnets.
La paille et les vieux papiers étaient la matière première qui, hachée menue, avait séjourné dans un bain de chaux remplissant plusieurs fosses (mares) sentant l’humidité et la fermentation.
Un canal intérieur coupait l’usine en 2 parties dans le sens longitudinal. Ce canal longe encore la face sud de l’ancienne filature de Massénat. Il alimentait la turbine qui entraînait deux meules à paille.
Tout est encore presque intact mais ma génération a peu vu en action la grosse machine à vapeur chargée de compenser les écarts énergétiques d »une rivière capricieuse.
Ce qui frappait peut-être le plus les visiteurs que j’ai eu l’occasion de conduire dans ce dédale de rails et de passages parfois scabreux, c’est la simplicité des organes un peu dispersés de cet ensemble. Leur rusticité permettait de comprendre aisément la transformation progressive de la pâte. Malheureusement cet intérêt pédagogique indéniable ne compensait pas les défauts d’une production pourtant étonnante en quantité vu les moyens.
Après la direction éclairée de Letourneur pendant « l ‘entre deux guerres » ; malgré les efforts de Vérines Louis puis Vérines Baptiste ses successeurs, l’usine fut menacée.
Pour des raisons d’approvisionnement en matière première dans une région où les céréales cèdent chaque année le pas à l’élevage, la paille indigène ou importée des régions voisines, fut peu à peu remplacée par les vieux papiers de récupération. Le gris remplaça le jaune que, d’ailleurs, les bouchers achetaient de moins en moins pour envelopper la viande.
Seule l’Algérie assurait hors de nos frontières l’écoulement de ce papier et elle cessa d’acheter en 1951 .
En métropole, le restant de la production s’utilisait dans ta fabrication du carton ondulé. Or, Malemort continuait à produire comme autrefois des bobines dont la laize (largeur sur machine) de 1 m à 1 ,63 m ne correspondait plus aux dimensions désormais requises.
L’entreprise Villandreau près de Bordeaux, avait besoin de feuilles de 2m au moins de laize, sur bobines de 1 tonne. Notre usine ne pouvait de ce fait répondre à la demande malgré un rendement en poids relativement considérable.
Jugeons en :
Avant 1914, la papeterie de Malemort fournissait quotidiennement avec une quarantaine d’ouvriers dont 10 femmes, 2 tonnes de « balles » constituées de feuilles minces d’un poids moyen de 125 g au m2. En 1939, elle sortait chaque jour trois tonnes de marchandise.
Après la 2ème guerre mondiale, un même effectif expédiait 6 tonnes de papier de 11O à 130 g au m2.
En 1975, il n’y avait plus de femmes aux ateliers mais 28 hommes fournissaient 8 tonnes d’un papier pesant 180 à 200 g par m2,
Malheureusement nous l’avons vu les dimensions de la machine ne permettaient plus de satisfaire lâ clientèle. Il eut fallu investir et changer certains organes inadaptés, coûteux.
On se contenta de réparations presque au jour le jour et de quelques transformations sporadiques.
La vieille papeterie s’achemina inéluctablement vers sa fin.

L’Usine et la vie du bourg.

Cette usine, dont les Malemortois devinaient non sans émotion l’agonie, avait efficacement participé à la vie économique et, dans une certaine mesure, à la vie affective de nombreuses générations.
Si nous exceptons les artisans, commerçants et fonctionnaires, une importante fraction de la population demeurant dans le bourg était assurée, après 11 ou 12h de travail quotidien, entre le son de la cloche à 8h et celui de 6h ou la nuit, de toucher à l’usine un salaire de 40 à 50 sous (3Fà 4F pour les menuisiers, mécaniciens, etc., très qualifiés) au tout début de notre siècle.
Dès l’enfance et jusqu’à la vieillesse (jadis précoce) les hommes pouvaient user par dizaines de paires, ces sabots de papeteries dont le bois jaunissait vite dans les « mares ».
Les femmes elles-aussi avaient la possibilité de se distinguer avec le morceau de bois que leurs doigts, un peu chaque jour, sculptaient en pliant « les mains » et « (les rames » des « balles » de papier jaune.
L’usine tournait nuit et jour grâce à un roulement d’équipes qu’on appelait la faction. Ce système, d’ailleurs nécessaire pour assurer l’utilisation continue et régulière de la pâte à papier, offrait aux ouvriers la possibilité d’accroître un peu leurs ressources. La plupart d’entre eux possédaient quelques terres et des animaux dont l’entretien leur assurait une existence meilleure au prix, parfois, de travaux nocturnes  « coumo lou paire Verlha que abansâro cha Vigna la net ».
Il n’en restait pas moins que certains ne pouvaient s’affranchir de leurs petites dettes qu’en fin de mois. Le salaire leur semblait bien lent à venir.
Notons que quelques initiatives heureuses telles, par exemple, la création d’une petite coopérative de consommation rendaient des services appréciables.
N’oublions pas non plus l’entretien et la garde de la pompe à incendie actionnée par des bras bénévoles.

C’est une ancienne roue à aubes actionnée grâce à la digue, par une chute d’eau.
Les dents des engrenages assurant la double rotation des meules (un peu comme la terre vis-à-vis du soleil) étaient taillées dans du bois d’acacia ou de frêne.

L’usine et la qualité de la vie

Outre ses incidences sur les nécessités vitales, l’usine participait considérablement à ce que nous appelons la qualité de la vie.

Un livre serait à écrire pour exprimer jusqu’à quel point elle intervenait indirectement dans les loisirs et tout ce qui contribue à rendre non seulement supportable mais agréable l’existence d’une collectivité.
Les familles habitant les même lieux, se côtoyaient au travail, et, se connaissant mieux, se sentaient solidaires. Il s’échangeait au cours des veillées des propos pleins d’enseignements et souvent du meilleur comique, dont beaucoup, avec leurs auteurs, sont restés vivants dans les mémoires.
C’est l’Usine qui faisait la joie des nombreux pêcheurs dans les canaux de fuite et par les bateaux nombreux autrefois.
C’est l’Usine qui grâce au barrage, devenait le rendez-vous quotidien de dizaines de gamins et de jeunes gens aux baignades du soir. Quelques pédalos de fabrication moins qu’artisanale et aussi un hydroglisseur fumant, bruyant, nauséabond sillonnaient la rivière. De jeunes audacieux réussissaient même à franchir la digue à bord de leurs canots.
C’est l’Usine qui réglait par les vannes de ses turbines, l’activité des femmes (las busadaïres) au lavoir si animé qui bordait la rivière en aval, et dont, suivant les heures « l’eau allait bien » ou « l’eau n’allait pas bien ».
Chacun de nous ou presque vivait un peu à l’heure de l’Usine et la rivière maitrisée, sauf quand elle était en crise, semblait se plier à nos fantaisies.

Il faut ajouter à cela une influence, surprenante à première vue, une influence paradoxalement intellectuelle par le biais de la philatélie. Des amateurs de timbres-poste constituèrent des collections très riches aux dépens des vieux papiers. Des érudits se trouvaient parfois nez à nez avec des gamins qui, retiraient des images et des livres divers, des ballots éventrés de papiers au rebut.

Peut-on enfin négliger de rappeler les arrêts quotidiens de beaucoup d’ouvriers, à l’échoppe du cordonnier Jeantou (le Berger, pour le « Petit Gaillard » à l’époque de l’Affaire Dreyfus) où étaient commentés en profondeur les articles de « La Dépêche » lus à haute voix par son fils « Mathurin », qui devint son père ?

L’interpénétration de l’Usine et de la Cité était là, manifeste, et dura des années, charnières des deux siècles.

La fin.

Le soir du 15 juin 1976 une équipe formée de MM. MAISTRE, RIGOT, VERGNE, BONNEVAL Jean, et sous la responsabilité de M. SALESSE Fernand, assura la relève pour le travail de nuit à la machine.
La grand roue tournait avec son bruit habituel de cataracte ; les conduits de bois alimentaient la machine grondante, avec ses cylindres et ses feutres fumants. Rien ne laissait prévoir un quelconque évènement quand les montres indiquèrent minuit, mais la boue liquide n’arriva plus des meules. Le conducteur, alors ferma des vannes, l’une après l’autre, les roues ralentirent leur marche et cessèrent de tourner ; la grande feuille de papier gris acheva de s’enrouler sur un axe encore mobile et tout mouvement cessa.
La papeterie avait cessé de vivre devant quelques témoins contenant difficilement une émotion silencieuse.

Pendant quelques mois encore l’usine séculaire connut une activité ressemblant à un soubresaut : ses hangars devinrent un dépôt de papiers récupérés et le bruit d’une forte presse put faire illusion, sous la surveillance de M. SABATIER.
Cette velléité d’arrière- garde ne dura pas.


Aujourd’hui cependant, et nous l’espérons, d’une façon durable une entreprise métallurgique a repris le flambeau. Nous faisons des vœux pour la prospérité de l’Usine ainsi ressuscitée même si le souvenir est le seul moyen d’apprécier la douceur des mouchoirs de soie d’une manufacture jadis royale.

                                                                 Robert SAULIERE

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Cet article a paru dans la première revue des Amis de Malemort en 1978.

Peu de temps après les restes de l’usine en bien mauvais état (voir photo) seront détruits.

Les meules seront sauvées et alignées le long de la Corrèze.

Aujourd’hui un projet d’auberge est en train de voir le jour à la place de cette usine historique dans la vie du Malemort d’autrefois.

Serge BAUSSIAN  – 2026